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Elections européennes: les enjeux agricoles du scrutin

Découvrez tous les enjeux du scrutin ainsi que notre entretien spécial avec Frédéric Courleux, directeur des études chez Agriculture Stratégies.

SR Ardèche face à un manque de moyens

La fédération ardéchoise des services de remplacement interpellent ses partenaires sur un manque de moyens récurrents ces dernières années. Pourtant, la structure a vu ses missions se complexifier et les demandes de remplacements des agriculteurs ne cessent d'augmenter.

Congrès FNO : évolutions climatiques sociétales au cœur du débat

Le congrès 2019 de la Fédération nationale ovine s'est tenu en Ardèche, les 15, 16 et 17 avril dernier. Des éleveurs ovins venus de toute la France ont pu échanger et débattre des ambitions de la filière pour l'avenir, au regard des enjeux climatiques et des attentes sociétales aujourd'hui en pleine mutation.

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Pratique

• PERTES SÉCHERESSE 2018

Le 17 avril, le comité national de gestion des risques en agriculture (CNGRA) a validé la demande de reconnaissance des pertes de récolte fourragère suite à la sécheresse 2018 au titre des calamités agricoles sur la seule partie nord du département pour un taux de pertes moyen de 35 %.

Sont éligibles les éleveurs des 96 communes suivantes : Alboussière, Andance, Annonay, Ardoix, Arlebosc, Arras-sur-Rhône, Beauchastel, Boffres, Bogy, Bozas, Boucieu-le-Roi, Boulieu-les-Annonay, Brossainc, Champagne, Champis, Charmes-sur-Rhône,Charnas, Châteaubourg, Châteauneuf-de-Vernoux, Cheminas, Colombier-le-Cardinal, Colombier-le-Jeune, Colombier-le-Vieux, Cornas, Davézieux, Désaignes, Eclassan, Empurany, Etables, Félines, Gilhac-et- Bruzac, Gilhoc-sur-Ormeze, Glun, Guilherand-Granges, Labatie-d’Andaure, Lafarre, Lalouvesc, Lamastre, Le-Crestet, Lemps, Limony, Mauves, Nozières, Ozon, Pailhares, Peaugres, Peyraud, Plats, Preaux, Quintenas, Rochepaule, Roiffieux, Saint- Alban-d’Ay, Saint-Apollinaire-de-Rias, Saint-Barthelemy-Grozon, Saint-Barthelemy-le-Plain, Saint-Basile, Saint-Clair, Saint-Cyr, Saint Désirat, Saint-Etienne-de-Valoux, Saint-Félicien, Saint-Fortunat-sur-Eyrieux, Saint-Georges-les-Bains, Saint-Jacques- d’Atticieux, Saint-Jean-Chambre, Saint-Jean-de-Muzols, Saint-Jeure-d’Andaure, Saint-Jeure-d’Ay, Saint-Julien-le-Roux, Saint- Marcel-les-Annonay, Saint-Péray, Saint-Romain-d’Ay, Saint-Romain-de-Lerps, Saint-Sylvestre, Saint-Symphorien-de-Mahun, Saint-Victor, Sarras, Satillieu, Savas, Sécheras, Serrieres, Silhac, Soyons, Talencieux, Thorrenc, Toulaud, Tournon-sur-Rhône, Vanosc, Vaudevant, Vernosc-les-Annonay, Vernoux-en-Vivarais, Villevocance, Vinzieux, Vion, Vocance.

Pour prétendre au bénéfice d’une indemnisation, les demandeurs doivent par ailleurs respecter les conditions suivantes :
Justifier d’une assurance incendie-tempête sur les bâtiments agricoles, le cas échéant, une assurance contre la grêle ou la mortalité du bétail. La simple souscription à une assurance responsabilité civile ne permet pas l’indemnisation par le FNGRA (art D361-30(V) du code rural).
Justifier une perte en productions concernées par la calamité agricole de 30 % minimum, ces pertes devant représenter au moins 13 % du produit brut théorique de l’exploitation.
Faire une demande d’indemnisation par téléprocédure pour la perte de récoltes sur fourrages à partir du 30 avril au 3 juin 2019 au plus tard, uniquement sur le site TéléCALAM (pas de dossier papier possible). Les modalités d’inscription et de télédéclaration sont décrites dans les documents mis en ligne sur le site de la préfecture de l’Ardèche.

Rappel : l’inscription se fait à partir de la page Internet www.usager.agriculture.gouv.f/inscription_usager/" ; en cochant sur « J'ai oublié mon mot de passe ou bloqué mon compte » pour ceux qui ont un compte Télécalam, ou sur « Je souhaite créer un compte » pour ceux qui n'en ont pas, - puis en cliquant sur « étape suivante » jusqu’à créer son mot de passe (pour cela vous aurez besoin de SIRET et de votre code télépac 2017).

La télédéclaration est, quant à elle, a effectuée à partir du site Télécalam, sur la page www.ecoagri.agriculture.gouv.fr/calamnat-usager, en utilisant son identifiant (n° SIRET) et son mot de passe (personnel créé lors de l’inscription).


Pour tous renseignements, contacter la DDT au 04 75 66 70 28.

Publié le 29/04/2019 (Réf. )

En pratique

Pratique

Filière caprine régionale: "Installer des éleveurs pour pérenniser la filière"

L'éprouvante crise des années 2011-2012 semble n'être qu'un mauvais souvenir pour les éleveurs-livreurs caprins de la région. La filière a en effet tout mis en œuvre pour renouer avec la croissance et attirer des jeunes.


La crise semble bel et bien faire partie du passé. Si les volumes produits n'ont cessé de baisser de 2011 à 2016, la courbe a repris une pente ascendante ces deux dernières années, et devrait poursuivre sur cette voie. Le nombre de producteurs continue quant à lui de baisser, mais à un rythme bien plus ralenti aujourd'hui. Inverser la tendance : telle est aujourd'hui l'ambition de l'interprofession, qui s'est réunie le 18 mars dernier à Saint-Félicien (Ardèche).

La Charte régionale à l'installation de la filière caprine1, mise en place à cet effet en 2016, porte déjà ses fruits : 66 installations2 ou créations d'ateliers caprins lait ont été comptabilisées depuis 2014 sur la région, dont 31 en 2018. Sur ces 66 installations, 43 ont été aidées et 27 ont bénéficié de la Charte, « soit une majorité d'entre elles depuis qu'elle est effective », souligne Vincent Vallet, éleveur et membre de la Fnil3.

« Il nous faut poursuivre nos efforts pour installer encore davantage de jeunes et pérenniser la filière caprin lait dans la région Auvergne Rhône-Alpes (Aura) », affiche Laurent Forray, président de la section caprine du Criel. Nathalie Morardet, chargée de mission au sein d'Auvergne Rhône-Alpes élevage, constate : « Parmi les installations et créations d'ateliers récentes, peu sont des reprises. Il peut sembler opportun de mettre davantage l'accent sur le volet transmission afin que la charte touche un maximum de personnes. »

Une conjoncture favorable

Au niveau régional comme à l'échelle nationale, tous les voyants sont au vert : la collecte a augmenté de 2,6 % en 2018 (3,7 % en région Aura) et les marchés suivent. « Dans l'Hexagone, la « bûchette » est toujours plus plébiscitée par les consommateurs, tandis que les produits de type yaourts et laits fermentés sont en plein boom, explique Alain Plan, directeur du Criel Alpes Massif Central . L'export se développe également. » Les prix, établis en moyenne à 711 € /1 000 l en 2018 (contre 603 € en 2011), continuent de grimper en 20194. Après la crise de 2011, l'interprofession reste cependant prudente. Alain Plan d'affirmer : « Nous observons les stocks avec la plus grande vigilance. »

Mylène Coste


(1) Élaborée à l'initiative de Jeunes Agriculteurs (JA) Aura et du Criel, la Charte à l'installation de la filière regroupe aujourd'hui 19 partenaires de l'interprofession avec l'ambition de favoriser les installations de producteurs livreurs.

(2) Dont 21 en Ardèche, 18 en Drôme, 11 dans la Loire et 9 dans le Rhône, selon une enquête d'Auvergne Rhône-Alpes élevage.

(3)Fédération nationale de l'industrie laitière.
+1,1% sur les deux premiers mois de 2019.


Publié le 25/04/2019 (Réf. )