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Alain Rousset : « Une école vétérinaire, c’est un soutien de fond pour nos éleveurs »

Interview / Porté depuis plusieurs années par la Région Nouvelle-Aquitaine, le projet d’une cinquième école vétérinaire publique à Limoges peine à décoller. Le point avec le président du conseil régional, Alain Rousset.

Par Propos recueillis par Yannick Groult
Alain Rousset : « Une école vétérinaire, c’est un soutien de fond pour nos éleveurs »
© Alban Gilbert
Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine.

La région Nouvelle-Aquitaine porte le projet d’une cinquième école vétérinaire publique à Limoges. Comment est-il né ?Alain Rousset : « Ce projet est né d’un double constat. D’un côté, il y a un déficit abyssal de formation de vétérinaires, qui est aggravé en milieu rural pour les animaux de ferme. On ne forme qu’environ 40 % de nos vétérinaires dans les écoles publiques françaises, et la plupart des diplômés choisissent de s’occuper des animaux de compagnie en ville. Pour ne rien arranger, il faut en général 2,5 vétérinaires pour en remplacer un qui part à la retraite, car les nouveaux praticiens ne veulent pas faire autant d’amplitude horaire que leurs prédécesseurs. Les nouvelles générations aspirent à une vie plus tranquille, et ce problème se pose aussi en médecine humaine. »Et le second constat ?A.R : « De l’autre côté, il y a le concept « Une seule santé ». Les scientifiques nous alertent depuis longtemps du risque de transmission des maladies animales à l’homme. L’université et le CHU de Limoges sont précurseurs en la matière, avec plusieurs laboratoires travaillant sur cette thématique. Nous avons récemment posé la pre...

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