Au cœur de la nuit, la traque des sangliers
Les dégâts causés par les sangliers dans les cultures et prairies s’intensifient depuis plusieurs années. Un fléau, devenu le cauchemar des agriculteurs. Sur arrêté préfectoral, les lieutenants de louveterie sont sollicités pour effectuer des tirs de nuit et tenter d’enrayer le phénomène. Reportage.
À 19 h 45, sur la commune de Veyras, près de Privas, le rendez-vous est pris. Deux lieutenants de louveterie, accompagnés de trois chasseurs confirmés, s’apprêtent à arpenter la nuit. Leur mission ? Traquer les sangliers qui ravagent cultures et prairies, mais aussi, zones périurbaines. « On sort toujours à au moins 2 lieutenants de louveterie », souffle Jacques Vernet, lieutenant de louveterie aguerri, coordonnant la sortie et dont c’est le secteur. Ce soir, c’est un agriculteur de Saint-Priest qui les a sollicités. Didier Reynaud élève des vaches allaitantes sur 200 ha. « C’est une catastrophe, les dégâts s’amplifient chaque année. Ils retournent la terre, et dévalent les murets… » Au mois d’août, l’éleveur a même repéré des compagnies de 15 à 20 sangliers, s’en donnant à cœur joie dans ses parcelles. « Quand c’est sec, il n’y a pas trop de dég&ac...
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