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Bruxelles refuse toujours de suspendre le MACF

Engrais / Malgré les demandes pressantes de plusieurs États membres, dont la France en tête, la Commission européenne rechigne à suspendre le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières pour les engrais. Bruxelles temporise et promet des solutions dans le cadre de son futur plan d’action sur les engrais.

Par A.G
Bruxelles refuse toujours de suspendre le MACF
L’Observatoire européen des engrais constate une hausse des prix des engrais azotés d’environ 25 % en février sur un an.

Face à l’envolée des coûts des engrais, portés par la guerre au Moyen-Orient, les États membres continuent de presser la Commission européenne de leur apporter des solutions. Mais celle-ci prend son temps. Plusieurs délégations (Portugal, Grèce, Italie, Hongrie, États baltes) ont apporté leur soutien à la demande de la France, le 30 mars, lors de la réunion du Conseil des ministres de l’Agriculture à Bruxelles, de suspendre immédiatement et rétroactivement au 1er janvier le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’UE (MACF) sur les engrais azotés. La ministre, Annie Genevard, propose soit une suspension juridique formelle (par la modification du règlement), soit une mise à zéro technique des valeurs par défaut pour les engrais. Mais, consciente des réserves de Bruxelles, elle demande, à défaut, « un mécanisme de compensation pour neutraliser le coût du MACF pour les agriculteurs, via des financements disponibles du cadre financier pluriannuel actuel ». Et de justifier : « Le contexte géopolitique, marqué par la guerre au Proche-Orient, bouleverse les équilibres économiques : les charges flambent tandis que les cours sont historiquement bas. Pour nos ag...

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