Flambée du carburant : l’agriculture sous pression
GNR / Alors que la saison des travaux débute pour les agriculteurs, la guerre au Moyen-Orient et la quasi-paralysie du détroit d’Ormuz entraînent une hausse des cours du pétrole, prenant en étau agriculteurs et entrepreneurs du secteur agricole. La facture se fait sentir jusque dans les champs, bouleversant le quotidien des exploitations et des prestataires de services agricoles. Focus sur les impacts concrets, sur le territoire.
À l’Earl Vigne et Fils, exploitation en polyculture vigne et élevage à Mirabel, la consommation annuelle de GNR1 atteint environ 52 000 l/an. « Pour nous, c’est énorme, ce que représente la consommation de gazole. Nous avons des terres en Drôme et en Ardèche, donc on fait beaucoup de route », explique Alain Vigne. Entre les semis de légumineuses, de sorgho en grains ou fourrager et le travail du sol dans les vignes, le début de la saison des travaux complique l’équation. « En décembre 2025, nous avions payé le GNR à 0,79 centime le litre pour une moyenne annuelle de 0,78. Au premier trimestre 2026, nous avons consommé 9 658 litres et la moyenne est déjà à 0,93 euro le litre. La dernière facture du mois de mars était à 1,14 euro le litre. » Un impact sur la trésorerie qui est « énorme ». Alors pour faire passer la pilule plus facilement, l’agric...
La suite est réservée à nos abonnés.