Le cri d’alarme des céréaliers
AGPB / Après trois années de revenus négatifs, les céréaliers appellent à un sursaut de la part des pouvoirs publics. C’est pour eux une question de survie.
«Point de bascule » ; « effondrement économique » ; « angoisse profonde ». Éric Thirouin, le président de l’Association générale des producteurs de blé et autres céréales (AGPB), a exprimé le ressenti des céréaliers qui, en 2023, 2024 et 2025, ont trois années de revenus négatifs. « L’image des céréaliers nantis, c’est bien fini. C’est un plan social sans précédent qui s’annonce en France et de manière silencieuse », a-t-il expliqué, chiffres officiels en mains. Dans un secteur agricole qui peine à renouveler ses générations, face à une concurrence de plus en plus exacerbée sur les marchés mondiaux, les agriculteurs boudent la production céréalière. « Nous avons perdu 900 000 hectares entre 2015 et 2025 et nous sommes passés de 7,8 millions d’ha (Mha) à 6,9 Mha », a souligné Éric Thirouin. Cette déprise se confirme aussi au niveau des jachères qui ont augmenté de 37 % en seulement deux ans : 373 000 ha en 2023 contre 511 000 ha l’an dernier. Prix d’interventionPour sortir de ce marasme économique, Éric Thirouin exhorte l’Europe et la France à sortir de leur torpeur et de leur naïveté. « La Commission doit en finir avec sa...
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