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Le temps des actes

Mobilisations / La pression sur le gouvernement continue. Cette semaine, la FDSEA et les JA de l’Ardèche se mobilisent, en organisant vendredi un barrage filtrant à hauteur du pont du Pouzin. Parmi les revendications, la signature potentielle du traité de libre-échange du Mercosur, la baisse en perspective du budget de la Pac, mais aussi l’impact de l’application du Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) sur les agriculteurs. Des sujets qui cristallisent les colères d’un monde agricole, exécré par les multiples « promesses des gouvernements » successifs.

Par M.M.
Le temps des actes
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Le traité du Mercosur aurait un impact sur de nombreuses filières, y compris la filière bovine, qui connaît actuellement une belle embellie. Selon Benoît Nodin, « la viande qui serait importée ne respecterait pas les mêmes normes que la viande française, et les prix défieraient toute concurrence ».

«Stop à cette distorsion de concurrence qui tue nos agriculteurs ! », scande la 1ère vice-présidente de la FDSEA, Christel Cesana, également arboricultrice, à l’encontre du traité du Mercosur, « qui sacrifie notre agriculture. Depuis 2021, nous avons les mêmes revendications, il faut dire stop à cette concurrence déloyale et aux produits qui ne respectent pas nos règles. Si toutes les filières sont impactées par le traité, l’arboriculture, essentielle sur le département de l’Ardèche, est, elle aussi en première ligne. Le risque est d’introduire des produits avec des résidus de pesticides interdits en Europe, ainsi qu’une main-d’œuvre bon marché, ce qui fait baisser les prix et pénalise le marché français. Résultat : nous sommes contraints de vendre à perte. Par exemple, la campagne des pommes a mal démarré cette année, avec des arboriculteurs sans marché au début de la saison », martèle l’arboricultrice installée à Orgnac-l’Aven.« Des promesses » qui ne suffisent plusEt ce n’est pas la lettre de Sébastien Lecornu, premier ministre, adressée aux agriculteurs en début d’année, qui suffira à calmer l’ébullition. Pourtant, le premier ministre...

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