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« On ne peut pas dire que rien n’est sorti de terre »

INTERVIEW / Christophe Chassande, délégué interministériel à l’eau en agriculture, revient sur la méthode du gouvernement sur le stockage de l’eau et la protection des captages d’eau potable

Par Propos recueillis par Laurène Mainguy
« On ne peut pas dire que rien n’est sorti de terre »
Christophe Chassande, délégué interministériel à l’eau en agriculture.

Pouvez-vous résumer en quoi consiste la réforme en cours des captages sensibles ?Christophe Chassande : « Depuis plus d’un an, il y a sur la table une feuille de route sur les captages qui a pour objectif de préserver la qualité de l’eau sur les captages d’eau potable les plus sensibles. Cette feuille de route résulte de la transposition de la directive européenne eau potable, qui impose aux collectivités d’avoir, dans leur plan de gestion de la sécurité sanitaire des eaux (PGSSE), un volet lié à la protection de la ressource. La France a fait le choix de restreindre cette obligation aux seules collectivités qui ont des captages qui seraient décrits comme sensibles. On a beaucoup de mal à avancer sur le dispositif de la feuille de route parce qu’il y a des incompréhensions assez fortes entre, notamment, la profession agricole et les services de l’État. La profession agricole craint qu’il y ait une volonté d’agir sur l’intégralité des aires d’alimentation des captages sensibles, ce qui l’a conduit à sortir le chiffre de 20 % de SAU qui pourrait être concernée par des actions contraignantes sur l’activité agricole, alors que ça n’a jamais été la volonté du...

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