Santé au travail : être mieux reconnu
Santé / Si les maladies professionnelles agricoles ont gagné en visibilité au cours de la dernière décennie, le maître de conférences en sociologie à l’université Sorbonne Paris Nord et sociologue, spécialiste de la santé au travail, Giovanni Prete, contribue lui aussi à cette prise de conscience. Car de nombreux tabous restent à lever. Vendredi 13 mars, il était invité à intervenir sur les enjeux liés à la santé des agriculteurs lors de la session de la chambre d’agriculture de l’Ardèche.
Pourquoi avoir choisi le monde agricole comme terrain de recherche ?Giovanni Prete : « Je me suis d’abord intéressé au monde agricole pendant ma thèse, sur l’histoire de la gestion des maladies des plantes cultivées. Depuis une quinzaine d’années, mes recherches portent sur les enjeux de santé au travail. Avec mon collègue Jean-Noël Jouzel, nous avons lancé un projet sur les agriculteurs malades des pesticides. Ce travail m’a conduit à m’intéresser plus largement aux enjeux de santé au travail et de santé environnementale, souvent en milieu agricole, devenus des enjeux sociaux majeurs. »Quel était aujourd’hui, l’objectif de votre intervention ?G.P : « L’objectif de mon intervention était de parler des maladies professionnelles agricoles, un sujet plus visible depuis une dizaine d’années mais encore méconnu, notamment concernant les droits et les dispositifs de reconnaissance pour les agriculteurs. Je me concentre surtout sur la question des pesticides, et présente des travaux qui s’inscrivent dans la continuité du livre1 que nous avons publié il y a deux ans avec mon collègue Jean-Noël Jouzel, consacré...
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