Se diversifier avec les fleurs de Sureau
Cueillette / La fleur de sureau noir a de l’avenir en Ardèche. Face à la demande exponentielle, Le Parc naturel régional, en partenariat avec la chambre d’agriculture de l’Ardèche, tente de structurer la cueillette de sureau noir. Deux réunions d’information à destination d’un public agricole et de cueilleurs, en présence des industriels du groupe Bacardi et le transformateur Robertet, ont eu lieu, jeudi 12 mars, à Jaujac et Saint-Agrève.
Sur les terrains accidentés par l’intervention de l’Homme, là où le regard ne s’attarde jamais, se cache pourtant un trésor. Le sureau s’y complait. Et sa fleur, est devenue objet de convoitise. En Ardèche, territoire de cueillettes de plantes sauvages aux savoir-faire anciens, porté par des structures comme Vivaplante ou PAM Ardèche, le sureau a longtemps été confiné à un usage discret, celui du marché du sec ou du congelé, destiné à l’industrie pharmaceutique, à la cosmétique ou encore aux tisanes. Déployant au printemps ses corymbes d’un blanc éclatant, la fleur fraîche semblait condamnée à l’oubli. Mais ce qui était délaissé ne l’est plus. Le groupe Bacardi et la maison Robertet1 ont contribué à faire sortir la fleur de sureau de son relatif anonymat, en donnant naissance à une liqueur devenue emblématique en quelques années au nom évocateur : St-Germain, d’où s’échappe l’imaginaire parisien mêlant élégance et Art déco. Pourtant, entre les friches ardéchoises et une liqueur appréciée au‑delà des bars feutrés, séduisant une clientèle jeune et branchée, l’idylle ne semblait pas écrite d’avance.Objectif : diversifier ses activitésMais si l’alcooli...
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