Une filière à la croisée des chemins
AVICULTURE / Le marché de l’œuf est en tension. En Ardèche, les producteurs profitent d’une conjoncture générale favorable, malgré certaines contraintes qui freinent le développement de la filière.
Au rayon œufs des supermarchés, les clients s’arrêtent, regardent, espèrent. Mais face aux étagères souvent clairsemées, le choix se résume à quelques boîtes restantes. Et plus la journée avance, plus les rayons se vident. « Nous vendons environ 390 boîtes par jour, ce qui correspond à peu près à ce que nous recevons », témoigne le responsable rayon frais d’Hyper U Alissas. Si les œufs plein air sont habituellement ceux qui se vendent le mieux, tous partent très vite. « Dès que j’en mets le matin, il n’y en a plus le soir », affirme le responsable. « Et ceux qu’on arrive à avoir en plus grande quantité sont ceux avec des petits calibres, des poules élevées au sol. » Face à un marché en tension, pour approvisionner au mieux leurs clients, du côté des metteurs en marché, on s’assure de ne pas mettre tous les œufs dans le même panier. « Sans imposer de quotas, nous nous assurons que les œufs n’aillent pas tous au même endroit pour servir nos clients de manière équitable », indique Patrice Guillemet, directeur de la société drômoise Val d’Eurre, spécialisée dans la production, le conditionnement et la commercialisation d’œufs de poule. Cette difficulté...
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