Une hausse des volumes qui crispe la filière du lait
La production laitière est confrontée à un surplus de volumes, plus ou moins marqué selon les laiteries, mais qui fragilise l’équilibre du marché. Entre facteurs conjoncturels et baisse structurelle du nombre d’éleveurs, état des lieux avec deux laiteries locales.
«En moyenne, actuellement, nous avons entre 10 et 15 % de lait supplémentaire », constate Didier Gérentes, PDG de la laiterie familiale éponyme, implantée en Haute-Loire. Une situation directement liée au niveau élevé de la production mondiale. Car si la production laitière reste soutenue en ce début d’année, c’est avant tout parce que les principaux bassins exportateurs (Union européenne, États-Unis et Nouvelle-Zélande) maintiennent des niveaux de collecte élevés1. « D’habitude, il y a toujours une région du monde qui produit moins, en raison de la sécheresse ou d’aléas climatiques. Mais là, tout le monde produit à plein régime », analyse Didier Gérentes. Un phénomène qui conduit à l’effondrement des cours des produits laitiers de base, en particulier sur les marchés internationaux. Un bouquet de facteurs conjoncturel Mais d’autres facteurs viennent accentuer les dés...
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