Les pépinières viticoles dans le rouge
Crise / Le premier échelon de la filière viticole fait face à des difficultés en cascade. Résultat : la proportion de plants invendus s’accroît sans pour autant rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande, ce qui met en péril les pépinières, en Ardèche comme ailleurs. Face à cette situation, la Fédération française de la pépinière viticole demande à l’État un soutien de 30 millions d’euros.
Crise viticole, arrachages définitifs de vignes, hausse des impayés, mais aussi augmentation des coûts de production et difficultés à l’export pour des raisons réglementaires et géopolitiques, les difficultés s’accumulent pour les pépiniéristes viticoles. « Au niveau national, nous sommes passés de 210 millions de plants greffés en 2023 à 135 millions en 2025 », alerte Pierre-Denis Tourette, de la pépinière viticole éponyme et secrétaire général de la Fédération française de la pépinière viticole (FFPV). La fédération demande un soutien de la part de l’État, et une aide de 30 millions d’euros pour la destruction de plants, permettant d’assainir le marché, de sauver les exploitations, de maintenir leur outil de production et de préserver leur souveraineté, indique la fédération. En cause, une baisse significative de l’activité, qui met les pépinières en péril. « Sur ces trois dernières années, la proportion de plants invendus a varié entre 9 % et 23 %, alors que le seuil économique acceptable n’est que de 6 % », indique la FFPV dans une lettre aux élus. Et malgré une réduction drastique du nombre de...
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