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« On ne voit pas d’issue »

Prédation / Depuis cet hiver, plusieurs troupeaux ont été attaqués, avec une intensification au printemps. L’œuvre du loup pour les éleveurs, accablés par cette recrudescence. Sur le Coiron, alors qu’une attaque a eu lieu à 50 m d’une habitation, 2 éleveurs témoignent, confiant « être à bout ».

Par M.M.
« On ne voit pas d’issue »
©Mathieu Ladreyt
La brebis attaquée de Mathieu Ladreyt a été retrouvée à 50 mètres d'une habitation.

Sur son exploitation de brebis noires du Velay, à Berzème, Mathieu Ladreyt a subi sa cinquième attaque depuis son installation, en 1998. En tout, il a perdu 19 brebis et 1 veau. Si la dernière attaque remonte à avril 2024, au cours de la semaine du 15 avril, une brebis a été tuée à seulement 50 m d’une habitation. L’Office français de la biodiversité (OFB) a qualifié l’attaque de « loup non écarté ». « Je m’en suis aperçu à 7 h du matin, en voyant les animaux. C’est un parc avec 5 béliers, et j’y passe pour aller au bâtiment où il y a les autres brebis. » Bien que sa commune soit classée en cercle 1, l’éleveur a choisi de ne pas prendre de chiens de protection, jugeant cela « trop contraignant ». Dépité, épuisé, découragé, les mots lui manquent : « on se sent seul », lâche-t-il. Face à cette situation, Mathieu Ladreyt envisage de se séparer de ses brebis, et d’augmenter son troupeau de bovins allaitants.L’attaque de trop« Lors de la première attaque, j’avais encore 200 brebis. Aujourd’hui, il ne m’en reste plus que 130 », confie-t-il, la voix nouée. « Je gardais un lot de 20 agnelles pour le renouvellement, mais je ne sais même p...

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