Abattoir de Langogne : un maillage à défendre
Transformation / Depuis plusieurs années le nombre d’abattoirs diminue en France. En Ardèche, celui de Privas a fermé ses portes en 2022 et celui d’Aubenas traverse des difficultés financières. En Lozère, l’abattoir de Langogne connaît le même sort, pourtant, il est essentiel aux éleveurs de la montagne ardéchoise.
Situé aux confins de la Lozère, l’abattoir de Langogne est géré en régie municipale et s’appuie sur la collectivité publique de la commune. Au carrefour de 2 régions, l’Occitanie et la région Auvergne-Rhône-Alpes, il sert autant aux éleveurs lozériens, altiligériens, qu’ardéchois. Pourtant, malgré des travaux de modernisation réalisés en 2022, l’établissement tangue. Il est aujourd’hui menacé de fermeture. En cause ? La flambée des coûts de l’énergie et de l’eau, conjuguée à un recours écrasant à des vacataires, conséquence directe du départ d’agents expérimentés et d’un important turnover dans un métier aux conditions de travail contraignantes. Une accumulation de facteurs qui a « plombé le budget de fonctionnement », selon Françoise Benoît, maire de Saint-Étienne-de-Lugdarès, commune située à quelques kilomètres de Langogne et qui siège au conseil d’administration de l’abattoir. Alors, l’abattoir tente de rallier les acteurs institutionnels, comme l’État, à travers les finances publiques (DGFIP) afin d’assurer sa pérennité. L’une des pistes envisagées repose sur le basculement d’une partie des crédits d’investissement vers le fonctionnement pour remettre la structure...
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