Une fin de campagne « catastrophique »
Cerises / Alors que la campagne amorce son dernier virage, les prix chutent drastiquement, devant une production qui se télescope et un manque de consommation.
«Les frigos sont pleins, on n’arrive plus à écouler la marchandise. » À écouter les metteurs en marché, les grossistes et les producteurs, cette fin de campagne est « catastrophique ». Les prix sont en chute libre. « Les grossistes nous disent d’attendre avant de ramasser », souffle Pascal Jullien, arboriculteur sur la commune d’Empurany. Avec ses 2,5 ha de cerisiers, il est l’un des rares à ne pas avoir encore commencé la récolte en ce milieu du mois de juin. Face à lui s’offre alors un choix qui n’a rien de cornélien : laisser ses cerises sur les arbres, à la merci de la deuxième canicule, ou les récolter pour les vendre à un prix au ras des pâquerettes. « L’entreprise à laquelle je vends m’en propose entre 1 et 1,90 € le kilo », s’étrangle-t-il. « On n’a aucun pouvoir de négociation, on subit. Et en attendant, on a traité les cerises… et ces coûts-là partent en fumée », soupire l’arboriculteur. La cerise représente pourtant 20 % de son chiffre d’affaires et reste une diversification bienvenue. Mais l’idée d’arrêter fait désormais son chemin : « chaque année, c’est catastrophique… et chaque année, il y a quelque chose », répè...
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