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Face au préfet, la filière expose ses difficultés

Pépinière viticole / Main-d’œuvre étrangère, logement des saisonniers, gestion des déchets, enjeux sanitaires, difficultés structurelles et attentes de la profession… autant de sujets abordés lors de la visite du préfet de l’Ardèche, Benoît Trévisani, aux pépinières Tourette à Vogüé, le 26 mai dernier.

Par M.M.
Face au préfet, la filière expose ses difficultés
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Pierre-Denis Tourette, dirigeant de la pépinière éponyme, a réalisé une démonstration de greffage auprès du préfet de l'Ardèche, tout en présentant les enjeux auxquels la filière de la pépinière viticole est confrontée.

Sous une chaleur écrasante en cette fin mai, devant le bâtiment principal de la pépinière Tourette, Pierre-Denis Tourette, quatrième génération, à reprendre les rênes de l’entreprise familiale présente son exploitation, en entrant dans le vif du sujet. La question de la main-d’œuvre étrangère, enjeu majeur de son activité, ouvre donc la visite. « En pleine saison, j’emploie entre 80 et 90 personnes », expose-t-il devant préfet et élus de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs qui ont initié cette rencontre, conjointement avec la fédération régionale des pépinières viticoles. Sur l’exploitation qui couvre un peu moins de 100 ha de vignes mères et 15 ha de pépinières, « nous comptons 85 salariés en haute saison, soit presque une personne par hectare. La question de la main-d’œuvre est donc primordiale ». En tout, l’entreprise compte une vingtaine de salariés permanents et une soixantaine de saisonniers, pour la plupart originaires de pays étrangers. Un recours jugé nécessaire à cette main-d’œuvre, les travaux étant « peu attractifs » pour la main-d’œuvre locale, selon lui.La main-d’œuvre étrangère un enjeu primordial« Sans cette main-d’œuvr...

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