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Une filière prise en étau

Cerises / Pourquoi les vergers de cerisiers disparaissent-ils en Ardèche ? En deux ans, près de 60 ha ont été effacés du paysage ardéchois. Entre aléas climatiques, problématiques sanitaires, hausse des coûts, autorisations de mises en marchés (AMM) limitées et une commercialisation complexe, les arboriculteurs doivent faire face à une accumulation de problématiques qui fragilise l’avenir de la filière.

Par M.M.
Une filière prise en étau
©BN
Le coût de la main-d’œuvre, notamment, ne permet pas de rivaliser sur le marché avec des cerises importées.

Voilà quelques années que les producteurs de cerises naviguent en eaux troubles. En deux ans, en Ardèche, la surface des vergers de cerisiers est passée de 876 ha en 2022 à 817 ha en 20241. Alors que les arboriculteurs espèrent retrouver une vision d’avenir, pour Grégory Chardon, arboriculteur sur la commune de la Roche-de-Glun en Drôme et président de la section fruits à la FRSEA, « la principale problématique en cerise concerne la drosophila suzukii et la mouche de la cerise. Faute de solutions de traitement suffisantes pour lutter efficacement contre cet insecte, de nombreux arboriculteurs arrachent leurs vergers, en raison de ces contraintes techniques ». Cette année pourtant, des AMM de certains produits phytosanitaires disparus ont été accordées, de façon provisoire, notamment pour lutter contre ces ravageurs. « Le bémol, c’est qu’ils ne sont pas aussi efficaces que certains produits dont nous disposions auparavant. Cela fait une dizaine d’années, depuis la disparition du diméthoate, que nous luttons difficilement. Aujourd’hui, il faut traiter tous les quatre jours pour parvenir à maintenir une production », constate l’arboriculteur. Pour Benoît...

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