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Une année exceptionnelle pour la myrtille sauvage

Petits fruits / Depuis de trop nombreuses années, les récoltes de myrtilles sauvages sont maigres, parfois même catastrophiques, en proie à plusieurs difficultés. Mais 2026 pourrait bien faire figure d’exception.

Par M.M.
Une année exceptionnelle pour la myrtille sauvage
©AAA_MM
Le peigne permet de récolter les myrtilles plus rapidement qu’à la main, en passant entre les branches, avec un geste de balayage de biais qui détache les fruits mûrs.

En ce début de matinée de fin juin, pour atteindre les landes de myrtilles sauvages entre Mézilhac et Saint-Julien-du-Gua, il faut d’abord s’enfoncer dans un bois de hêtres escarpé, accroché à flanc de colline. Puis, soudain, la crête se découpe entre le ciel azur et la cime des arbres et le paysage s’ouvre. Les landes privées, d’un vert lumineux, couvertes de baies bleu nuit tapissent le versant nord. Au milieu des buissons, courbés, un peigne dans une main, une caisse dans l’autre, Francis Giraud, son fils Florian et Aurélien, un ami, sont déjà à l’œuvre. Depuis le lever du soleil, à 5 h 30, ils récoltent patiemment les précieux fruits. Au total, Francis Giraud, qui a grandi avec « un peigne à la main » dès l’âge de ses 5 ou 6 ans, entretient aujourd’hui près de 10 ha de landes à myrtilles. Un savoir-faire qu’il a transmis à son fils, désormais à ses côtés. Les parcelles sont réparties judicieusement, afin que, même lors des années difficiles, la récolte puisse tout de même être assurée et satisfaire la clientèle. Car désormais, les années fastes de la myrtille sauvage semblent derrière. Ce petit fruit bleuté est devenu particulièrement prisé. En effet, côté commerci...

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